Ah ah ! Difficile de faire une telle performance en tenue scoute. La sécurité passe d'abord et avant tout par une tenue adaptée. On ne part pas en mer avec un pantalon slim noir, une belle veste DDP velour et un bob ;) (private joke, le mousse se reconnaîtra ;) )

Prenons l'exemple de Matthieu, équipé de pied en cap pour partir.

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Au niveau de la tête, il ne l'a pas encore (le bateau n'est pas encore parti sur la photo), mais tous les équipiers sont équipés d'une lampe frontale à LED. Il porte ensuite une veste de quart. La verte quart est un gros ciré, très imperméable (on peut passer la manche sous le robinet sans que l'eau n'entre), généralement équipé de poches étanches. Elle est garnie de polaire pour ne pas avoir froid, a des élastiques au poignets et un col très haut pour empêcher le vent de se faufiler. La veste de quart a toujours des couleurs vives (jaune, rouge, etc ...) et comporte des panneaux réfléchissants. Ainsi, en cas de chute dans l'eau, la personne est aisément repérable. Sous la polaire, le marin prévoit deux couches, une près du corps, et une plus ample. Ainsi, il n'a pas pas froid ! Il prévoit aussi souvent de porter un bonnet, car le vent qui souffle toute la journée sur la tête est usant.

Au dessus de sa veste de quart, nous pouvons constater une sorte de truc rouge tout raplapla. C'est un gilet de sauvetage auto-gonflant. Si le marin tombe à l'eau, il se déclenche automatique grâce à une cartouche d'air comprimé en quelques dixièmes de secondes, "le temps" qu'une capsule intégré au gilet détecte la pression de l'eau. Si le gilet est rouge (ou bleu marine), la housse gonflante, cachée à l'intérieur, est en général jaune fluo, pour aussi faciliter le repérage. Au gilet, pour une telle course (on le voit sur les photos du départ), chaque équipier attache une longe. Cette longe est une sangle qui s'attache à un anneau métallique sur le gilet d'un côté, et à une ligne de vie fixée sur le pont de chaque côté du bateau de l'autre. Au bras, pendant les quarts surtout de nuit, chaque équipier porte une petite lampe étanche. Le but est qu'elle soit déclenchée quand la personne tombe à l'eau : une lumière même faible se voit de très loin sur la mer.

Au dessous de sa veste de quart, Matthieu porte une salopette de voile. Là aussi, cela ressemble à un pantalon de ciré, mais en bien plus performant. Aussi étanche que la veste de quart, elle remonte haut pour empêcher au froid de s'engouffrer sous la veste de quart. Elle permet cependant à la transpiration de s'évacuer. Elle est parfois aussi doublée de polaire pour le buste.

A ses pieds, nous voyons que Matthieu porte des bottes de voile, semelle anti-dérapantes, étanches. Autant les bottes en dériveur léger sont dangereuses (elles peuvent faire vantouse dans l'eau), autant sur un tel bateau, cela ne pose pas de soucis. Elles ont comme avantage d'être parfaitement étanches. Ainsi, sous la pluie, l'eau glisse de la veste de quart à la salopette de voile, puis sur les bottes, pour finir sur le pont, sans jamais mouiller l'équipier ! D'autres équipiers portent des chaussures bateaux. Tous ont des chaussures fermées pour éviter qu'un bout (corde) ne blesse un pied en se glissant dessous, et tous ont des semelles blanches pour ne pas abimer le bateau (les semelles noires laissent des traces irréversibles)

Ainsi, vous savez tout des secrets des marins pour naviguer loin sans avoir froid, sans être mouillé ... Et surtout pour revenir !

Si SNSM signifie Société Nationale des Sauveteurs en Mer, ces fameux sauveteurs se plaisent à dire "SNSM ? Savoir Nager Sans se Mouiller" !